dimanche 27 novembre 2016

"Smart scrolling" pour la version mobile de Google Maps

Si vous mettez en place un site Web prochainement, vos utilisateurs seront bien plus susceptibles de le consulter sur un appareil mobile que sur un ordinateur de bureau ou un ordinateur portable. La tendance actuelle du web est sans équivoque : l'ère est au "Mobile first" voire de plus en plus au "Mobile only". Dans ce contexte, Google propose beaucoup de ressources pour aider les développeurs à faire en sorte que leurs sites Web se démarquent sur le marché du mobile, depuis un guide pour la construction de sites Web mobiles conviviaux, jusqu'à un outil de test mobileen passant par un format révolutionnaire dédié au mobile, l'AMP pour "Accelerated Mobile Pages" offrant un confort de lecture aussi important que la qualité du contenu, et la technologie des "Progressive Web Apps".

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Les utilisateurs du Web mobile sont souvent frustrés lorsqu'ils essayent de faire défiler une page en mode "scrolling" intégrant une Google Maps. Car, sur la carte incorporée à l'expérience, il est difficile de concilier exploration de la carte et parcours de la page qui la contient. Cela peut même conduire des utilisateurs à rester "coincés" sur la carte et à devoir recharger la page web tout entière afin de revenir au reste de leur lecture et de poursuivre leur navigation.


Dorénavant, Google permet un défilement intuitif pour les sites contenant des Google Maps intégrées et rend le contrôle plein écran visible par défaut sur les appareils mobiles. Cela devrait donner à vos utilisateurs une expérience plus interactive avec la carte, plus intuitive et moins frustrante sur les navigateurs mobiles.

Le piège de la carte
Les ingénieurs de Google ont donc ajouté une nouvelle option gestureHandling à l'API Google Maps JavaScript. Ce paramètre contrôle le traitement des mouvements tactiles * sur la carte.``

Valeurs :
 - "cooperative" : deux doigts permettent de zoomer et de naviguer sur la carte, comme on le fait avec une souris. L'utilisation d'un seul doigt sur la carte ne sert à rien. Dans ce mode, la carte est synchrone avec la page, de sorte que les gestes tactiles d'un doigt permettent de parcourir la page tout entière.
- "greedy" : tous les gestes tactiles permettent de zoomer et de naviguer sur la carte. C'était le comportement précédent.
- "none" : la carte ne peut pas être explorée ni zoomée par les gestes de l'utilisateur.
- "auto" : la gestion des gestes est automatiquement configurée en "cooperative" ou "greedy", selon qu'il soit possible ou non de faire défiler la page (définie par une comparaison des dimensions de la page et des dimensions de la fenêtre).
     - S'il est possible de faire défiler la page, "auto" définit le mode de gestion des mouvements en mode 
       "cooperative".
     - S'il n'est pas possible de faire défiler la page, "auto" définit le mode "greedy".
     - Si la carte se trouve dans un iFrame, "auto" définit la gestion des mouvements en mode "cooperative" car l'API ne peut pas déterminer s'il est possible de faire défiler la page ou pas.


* Notez qu'il n'existe actuellement aucun moyen de modifier le mode de gestion de la navigation lors de l'exploration dans Street View ; ces options affectent uniquement la façon dont les gestes sont gérés pour Google Maps. Si vous souhaitez voir cette extension se faire à Street View dans un futur proche, n'hésitez pas à le faire savoir aux ingénieurs de Google sur la plateforme de remontée d'idées issue tracker.


Vous pouvez activer l'un de ces quatre modes de gestion des mouvements en ajoutant le champ correspondant à l'objet MapOptions. Par exemple :
map = new google.maps.Map(document.getElementById('map-div'), {
gestureHandling: 'cooperative',
center: {lat: -34.397, lng: 150.644},
zoom: 8
});

Si l'option gestureHandling n'est pas définie, la valeur par défaut est auto, car cela choisit automatiquement ce que les ingénieurs de Google pensent être le meilleur comportement basé sur ce que le navigateur peut détecter sur le placement de la carte dans la page. Si vous préférez toujours utiliser l'ancien mode de gestion des mouvements de la carte pour les utilisateurs qui consultent votre site sur des appareils mobiles, modifiez la valeur de gestureHandling en greedy, ce qui laisse tous les gestes de l'utilisateur sur la carte.
Google Maps sur un smartphone affiche cette superposition au toucher

L'option draggable: false a été remplacée par gestureHandling: 'none'. L'ancienne option
draggable est maintenant obsolète, mais Google va maintenir la compatibilité avec les versions antérieures. Les développeurs qui ont précédemment désactivé l'interaction de la carte en mettant draggable sur
false maintiendront leurs cartes non interactives existantes.

Maximisation de la carte lorsque vous en avez besoin
D'après les études réalisées par Google, beaucoup d'utilisateurs ont déclaré avoir trouvé que les petites cartes intégrées sur les appareils mobiles étaient difficiles à manipuler et qu'ils préféraient interagir avec une carte plus grande. Pour répondre à cette demande, Google a rendu le contrôle "plein écran" visible par défaut sur les appareils mobiles. Le contrôle "plein écran" permet à l'utilisateur de rendre la carte plus grande à loisir. Lorsque la carte est en mode "plein écran", l'utilisateur peut parcourir la carte (en haut, en bas, à droite, à gauche) en utilisant un seul doigt. En tant que développeur, vous pouvez activer ou désactiver le contrôle "plein écran", en définissant l'option fullscreenControl sur true ou false dans l'objet MapOptions.
Lorsque la carte est en mode "plein écran", un seul doigt permet de parcourir la carte tout entière, car il n'y a pas d'autres pages environnantes à parcourir.


Le paramètre par défaut de fullscreenControl est true sur les navigateurs mobiles et false sur les navigateurs de bureau, car le problème des cartes trop petites pour une interaction efficace ne se produit généralement que sur les appareils mobiles.
ScrollLockScreenshot.png
Le contrôle plein écran permet à l'utilisateur d'afficher la carte en grand pour faciliter l'interaction

Visionnez cette démonstration sur un appareil mobile afin de voir comment le bouton plein écran et le mode de gestion des mouvements cooperative (ou le mode de manipulation auto des mouvements sur un site déroulant) apparaîtront à vos utilisateurs.

Pour plus d'informations sur l'API JavaScript de Google Maps, consultez la documentation Développeurs ou consultez les notes sur les dernières nouveautés.


Elena Kelareva, Product Manager de l'équipe Google Maps APIs, à l'origine de cette annonce, a remercié tous les développeurs qui utilisent l'API Google Maps JavaScript et qui fournissent des commentaires via le service de suivi des problèmes. Obtenir les doléances et les conseils de la communauté des développeurs est essentiel pour que Google puisse continuer à améliorer ses produits, donc si vous avez des rapports de bug ou des demandes de nouvelles fonctionnalités à ajouter, veuillez le faire savoir.

samedi 19 novembre 2016

Google Earth VR : le monde entier en réalité virtuelle


C'est Mike Podwal, Product Manager chez Google VR qui l'a annoncé très récemment, et c'est tout simplement splendide !



Le monde a tant de beaux et étonnants endroits incroyables à découvrir et visiter. Si nous avons de la chance (et les moyens financiers), nous pouvons voyager et en voir quelques-uns. Mais même les voyageurs les plus actifs ne peuvent voir qu'une fraction des plus beaux endroits de la Terre. Et si nous pouvions les voir tous ? Si nous pouvions voyager n'importe où sur la planète, quand on veut, quelque soit la météo ou encore son temps disponible pour le faire ?

Ne serait-il pas très sympathique (et intéressant à plusieurs titres) de pouvoir explorer, découvrir, parcourir le monde quand on le souhaite ? Seul ou entre amis ? Pour le plaisir. Sans billet d'avion.

Il y a plus de onze ans, Google Earth a commencé comme une solution simple pour aider les gens du monde entier à explorer notre planète, de façon intuitive. En 11 ans, Google Earth a été téléchargé plus de 2 milliards de fois. C'est donc le SIG le plus utilisé de toute l'histoire de la géographie digitale.

Aujourd'hui, les ingénieurs de Google présentent Google Earth VR comme une nouvelle étape pour aider le monde à voir le monde. Avec Google Earth VR, vous pouvez désormais voler au-dessus d'une ville, vous tenir au sommet des plus hauts sommets, et même vous envoler dans l'espace.


Aujourd'hui, avec une superficie de 510 millions de kilomètres carrés, nous savons que le monde est vaste. Google a donc permis à tout un chacun de trouver facilement les meilleurs lieux à visiter. Google Earth VR est ainsi disponible avec des tournées cinématographiques et des itinéraires tout prêts à l'emploi, qui vous emmèneront au-dessus de la Tour Eiffel, sur les rives de l'Amazone, à l'horizon de Manhattan, dans le Grand Canyon, au-dessus des Alpes suisses et plus loin encore...

Google Earth - Flying


Vous pouvez télécharger gratuitement Google Earth VR dès aujourd'hui dans le Steam Store. Comme Tilt Brush, Google Earth VR se lance d'abord sur le HTC Vive. Restez à l'écoute en attendant les autres mises à jour de Google Earth sur d'autres plates-formes, prévues l'année prochaine.

Alors, prêts à partir à la découverte du monde sur ce tapis volant d'un nouveau genre ?

samedi 12 novembre 2016

Les données de Sentinel-2 disponibles dans le Google Cloud

Sentinel-2 est une constellation de deux satellites d'observation de la Terre, développée sous la direction de l'Agence spatiale européenne, dans le cadre de l'ambitieux programme d'observation de la Terre de la Commission européenne. Le programme complet Copernicus, qui comprend plusieurs missions Sentinel différentes, est le programme d'observation de la Terre le plus complet jamais réalisé, fournissant des observations terrestres, océaniques et atmosphériques, avec une continuité jusqu'en 2030. Les capacités d'imagerie multispectrale des satellites Sentinel-2 offrent une vue sans précédent de notre Terre, couvrant toutes les masses terrestres de la Terre, les grandes îles et les voies navigables.

Les données Sentinel-2 sont idéales pour l'agriculture, la foresterie et d'autres applications de gestion des territoires. Par exemple, elles peuvent être utilisées pour étudier la surface foliaire ainsi que la teneur en chlorophylle et en eau ; amis aussi pour cartographier le couvert forestier et les sols ; et pour surveiller les voies navigables et les zones côtières. Les images obtenues lors de catastrophes naturelles telles que les inondations et les éruptions volcaniques peuvent être utilisées pour la cartographie temps réel de ces catastrophes et les efforts humanitaires à consacrer une fois la catastrophe passée.

La mission Sentinel-2 se compose de deux satellites identiques : Sentinel-2A, lancé le 23 juin 2015, et Sentinel-2B, prévu pour un lancement en 2017. Une fois les deux satellites lancés, la constellation pourra revenir sur chaque point de la surface de la Terre tous les cinq jours. Chaque satellite emporte un instrument multi-spectral (MSI) qui produit des images de la Terre avec une résolution de dix mètres par pixel, couvrant un champ de vision de 290 km dans treize bandes allant du visible à l'infrarouge.
Grâce à la politique de données gratuite, complète et ouverte (Open-data) de la Commission européenne et de l'Agence spatiale européenne, ce jeu de données est disponible gratuitement dans le cadre du programme Google Public Cloud Data. Il peut être utilisé par n'importe qui dans le cadre du Google Cloud.

Structure des Dataset

Ces images Sentinel-2 sont retraitées au Niveau-1C, ce qui signifie qu'elles sont ortho-rectifiées, projetées en contenant les données de réflectance du haut de l'atmosphère. Consultez le Guide de l'utilisateur de Sentinel-2 pour obtenir des informations générales sur Sentinel-2 et le Guide technique de Sentinel-2 Level-1C pour plus d'informations.

Les images sont stockées au format de fichier JPEG 2000, chaque bande spectrale étant stockée sous forme d'image séparée pour un accès facile. Les images sont organisées dans la grille de tuilage propre à Sentinel-2, grille de coordonnées basée sur le MGRS de l'OTAN, le système de référence militaire qui divise la Terre en carrés d'environ 100 km de côté et qui est dérivé de l'UTM. Une image obtenue à un moment donné est appelée "granule". Le Google Cloud Storage organise les granules dans la structure de répertoires suivante :
/tiles/[UTM_ZONE]/[LATITUDE_BAND]/[GRID_SQUARE]/[GRANULE_ID]/...
Où les composantes de cette suite sont :
  • [UTM_ZONE] : Numéro indiquant la zone de longitude dans le système Universal Transverse Mercator (UTM).
  • [LATITUDE_BAND] : Une lettre dans la plage allant de "C" à "X" (en omettant "I" et "O") qui indique la bande de latitude.
  • [GRID_SQUARE] : Code à deux lettres indiquant la région carrée de 100 km.
  • [GRANULE_ID] : L'identifiant Sentinel-2 d'une granule particulière, contenant des images de ce quadrillage à un moment donné.


Par exemple, toutes les données Sentinel-2 sur un [GRID_SQUARE] localisé dans l'est de l'Allemagne peuvent être trouvées ici :

Dans le répertoire [GRANULE_ID], les images et les métadonnées associées sont organisées selon le Format d'archive standard européen (SAFE). Chaque répertoire [GRANULE_ID] contient un sous-répertoire nommé GRANULE qui contient les données de la granule elle-même, ainsi que des métadonnées supplémentaires associées au produit auquel cette granule appartient. (Cette structure de répertoires reflète le fait que l'Agence spatiale européenne est en train de faire la transition entre la distribution de granules groupées en produits et la distribution de granules individuellement).
Il y a trois sous-répertoires :
  • IMG_DATA/ : Contient les images réelles dans treize fichiers JPEG 2000 (un pour chaque bande spectrale).
  • QI_DATA/ : Contient des rapports de contrôle de qualité.
  • AUX_DATA/ : Contient des données météorologiques ECMWF.

Accès aux Dataset

L'imagerie peut être utilisée facilement avec n'importe quel logiciel qui reconnaît les fichiers image JPEG 2000. Les métadonnées supplémentaires peuvent être utilisées avec la Toolbox Sentinel-2, une boîte à outils Open source développée pour l'Agence spatiale européenne (ESA). Cette boîte à outils comprend des outils de visualisation, d'analyse et de traitement des données Sentinel-2.
Pour aider à localiser les données intéressantes, un fichier CSV d'index des données Sentinel-2 peut être trouvé à l'adresse suivante :
Ce fichier CSV liste les points disponibles, leurs dates d'acquisition et leur étendue spatiale en latitudes et longitudes minimales et maximales.

Google Earth Engine

Il existe une façon simple d'interroger, de visualiser et d'analyser les données Sentinel-2. Elle consiste à utiliser Google Earth Engine, où les données sont disponibles dans la collection d'images avec l'ICOPERNICUS/S2.

A propos des dataset

Categorie : imagerie satellite, Géo.
Utilisations : les données Sentinel sont gratuites, totalement ouvertes à des usages grand public, aux conditions des lois Européennes. Pour toutes les conditions d'utilisation, merci de consulter les Termes et Conditions des Données Sentinel Copernicus.
Fréquence des mises à jour : de nouvelles images Sentinel-2 sont ajoutées quotidiennement.
Format : JPEG 2000, plus données auxiliaires.
Localisation gs://gcp-public-data-sentinel-2 (localisé dans l'Union européenne).