jeudi 14 août 2014

Google Maps sur Mars et la Lune...

C'était dans l'ère du temps ! On savait que Google préparait une exploration 3D en service de globe accessible directement depuis Google Maps. Simple histoire de convergence technologique pour une meilleure expérience utilisateur...

Mais les ingénieurs de la firme de Mountain View sont allés encore plus loin et proposent désormais une extension à deux corps planétaires très visités par nos sondes spatiales depuis les années 60 : la Lune et Mars !

Allez sur Google Maps et faîtes le zoom arrière maximal.



Puis passez sur la vue "Image satellite", en bas à gauche.


Vous êtes alors dans le service de globe 3D. Notez que la Terre est alors agrémentée d'une couche "nuages" sur 3 niveaux de zoom. Notez également en bas de l'écran, l'affichage des images provenant de "Panoramio". Faîtes le zoom arrière maximal.


Vous avez alors 2 nouveaux services de globe disponibles : la Lune et Mars...



Bonnes découvertes et explorations...


Pour aller plus loin 
- l'article de 01NetPromenez-vous sur la Lune et sur Mars grâce à Google Maps !

- l'article de Business Insider
Google Just Added Maps For Mars And The Moon, And The Level Of Detail Is Stunning

samedi 2 août 2014

L'actu des Glass

Eh oui, c'est bien le créateur de ce Blog ! JT est maintenant équipé des fameuses Google Glass ;-)


Il va pouvoir nous concevoir quelques belles applications...

"Okay Glass " !

jeudi 31 juillet 2014

Et si le marché du "géomarketing" n'existait pas ! 1ère partie

Et si le marché du "géomarketing" n'existait simplement pas ? Voilà une drôle de question. Je me souviens qu'au début des années 90, notre communauté de "géo" s'enflammait pour une nouvelle terre promise : celle du géomarketing.

Un miroir aux alouettes ?
MapInfo, alors largement leader mondial du marché des SIG sur PC, faisait office de locomotive pour cette discipline naissante, à la croisée de nombreux chemins. A cette époque, certaines personnes voient le géomarketing être une discipline - en fait un amalgame de techniques - au carrefour de nombreuses spécialités dont la géographie, le marketing (direct), les statistiques, la démographie, l'économie, l'informatique… toutes fédérées par la géomatique et son outil phare, le SIG.

Les gens de marketing font alors bien leur travail. Apparaissent ainsi peu à peu des termes plus ou moins liés tels "géostatistiques", "géodécisionnel", "géo-intelligence", "géomarketing décisionnel", "géo-business intelligence"...
Bref, un beau fourre-tout, qui va bientôt devenir le marronnier du géomaticien. Je me souviens des articles de la presse spécialisée de l'époque (dont LMI et 01 Informatique) : je les ai conservé dans mes archives ! Régulièrement, elle consacrait de larges dossiers à ce sujet, avec de belles interviews à ressortir ;-). Le géomarketing doit donc être un marché à part entière. Ce marché devant s'enflammer tant l'enthousiasme est alors fort et le futur radieux. On devait pouvoir tout piloter, mesurer, étudier, analyser, prévoir...

Comme vous le savez, j'ai un petit faible pour l'histoire de l'informatique. Et justement, le temps de l'historien (25 années de recul) arrive à grands pas. Il est donc nécessaire de regarder les choses en face.

Dans les années 2000, donc, ce sont surtout les géomaticiens qui ont pris en mains le sujet, se prévalant de savoir traiter et analyser les données à composantes géospatiales. Ils se réclament légitimes. Les SIG se revendiquant être une brique de l'informatique décisionnelle à part entière, possèdent pour certains quelques géofonctions dédiées à ces analyses.
Pourtant, des fournisseurs d'outils décisionnels revendiquent déjà une totale indépendance de leurs offres technologiques en se passant de moteur SIG ! Notez que les statisticiens auraient très bien pu également revendiquer être légitimes. Il n'en sera rien. Leurs outils permettront tout au plus l'interopérabilité avec les SIG, via des connecteurs spécialisés...

Mais alors, pourquoi une telle question sur l'existence ou non de ce marché ?
Parce qu'il faut bien l'avouer, en 20 années d'observation du marché français et du marché mondial, je n'arrive pas à déceler le moindre signe d'existence de cette terre promise ! Point de décollage du marché du géomarketing. Pas un soupçon de dynamique positive. L'électrocardiogramme est resté plat. Le géomarketing a fait "flop".

Ce qui m'amène à m'interroger. Et si le géomarketing en tant que marché n'existait simplement pas !

Retournons donc dans ce passé pas si lointain...
Les acteurs de niveau mondial traitant de SIG sont alors Autodesk, Esri, Intergraph, MapInfo, Smallworld et quelques autres encore. Mis à part MapInfo, aucun des autres éditeurs SIG n'investit véritablement en R&D dans cette direction. S'ils offrent bien quelques fonctionnalités "de base" pour de la cartographie thématique, nous sommes loin de solutions progicielles professionnelles de géomarketing. Pourtant, tous se frottent quand même aux problématiques posées par le marché et ses acteurs du secteur privé (banques, mutuelles, assurances, constructeurs automobiles, retailers...), comme du secteur (para)-public (CCI, aéroports, communes, conseils généraux, acteurs de la santé, transporteurs...). Il semble alors que l'ensemble des thématiques liées au géomarketing peuvent être traitées par le SIG sans trop d'effort, sans trop d'adaptation. Mais fatalement, les résultats des éditeurs sur ce marché stagnent. Les parts de marché comme les chiffres d'affaires ne décollent pas. Il faut dire aussi qu'ils ne se sont pas nécessairement dotés des compétences humaines spécifiques pour traiter de statistiques, de modélisation, d'études... et de gestion de données très particulières. Sur le marché du SIG, l'offre est atomisée ; sur celui du géomarketing, elle est nébuleuse.

Il faut dire aussi que les entreprises, de leur côté, ne sont pas plus vertueuses. Ce sont les cartographes et les géographes qui s'y collent. Parfois aidés de statisticiens, parfois pas. Jamais l'on requiert aux compétences de démographes, de spécialistes du marketing, d'aménageurs, d'économistes... On ne parle pas des informaticiens et autres administrateurs de bases de données !

Quant aux formations de l'enseignement supérieur, elles n'existent simplement pas. Il faut attendre le milieu des années 2000 pour que cela émerge péniblement du côté universitaire. Rien ne vient du côté des écoles de commerce. Une aberration !

En France, les représentants des éditeurs américains suivent la même voie que leurs maisons mères. Il faut des démarches individuelles venant d'entrepreneurs locaux pour se démarquer sur cette niche. Et il fleurit une véritable armada de structures allant de TPE à des PME de quelques dizaines de salariés tout au plus. On décompte en métropole plusieurs dizaines d'entreprises faisant des études et du conseil dans le géomarketing, avec des outils maisons, des outils open-source, des SIG "customisés" ou des logiciels de traitements de données et de statistiques dotés de cartouches spatiales.


20 ans après, qu'en reste t-il ? En fait, pas grand chose. Si on consolide les CA de tous les acteurs français qui oeuvrent dans le géomarketing, on arrivera peut-être péniblement à un marché qui pèse 10 ou 15 M€ par an ! Une paille face au marché des infocentres par exemple.


Il faut dire que les grands réseaux bancaires comme les retailers, intéressés par les promesses alléchantes du "mieux connaître ses clients", du "bien identifier sa zone de potentiel" et autre "optimiser son réseau de points de vente" pour ne citer que celles-là, investissent parfois jusqu'à 1 million d'€uros par an, en mettant en place de belles usines à gaz pour Directeurs d'agences ou responsable du développement, encadrés par quelques experts du domaine... Quelques temps après les mises en production (souvent assez longues) de ces belles machines souvent très complexes, plus personnes de les utilisent ! Ni les directeurs d'agences bancaires ou de magasins, trop occupés à leurs activités quotidiennes, ni les responsables de la fidélité ou du développement, car ces experts utilisent des systèmes experts conçus et optimisés pour leurs missions de spécialistes. Quand aux Directions métiers ou aux Directions générales, elles utilisent des tableaux de bords bien huilés, rarement dotés de la dimension géographique.

Mais revenons au géomarketing et au marché de l'informatique décisionnelle. Pourquoi une telle espérance dans le géomarketing depuis 20 ans alors que les résultas prometteurs ne sont pas au rendez-vous ? Pourquoi cette obstination à croire qu'il s'agisse bien d'un marché porteur et en croissance contre toutes les évidences ? 


Peut-être parce que tout près de ces sujets, on observe un marché florissant : la Business Intelligence ou B.I.
Parmi les leaders de cette partie de l'informatique, on trouve des sociétés mythiques comme Cognos (1969), Hypérion (1981), MicroStrategy (1989) ou encore Business Objects (1990). Ces noms font rêver et sont synonymes de splendides réussites industrielles, technologiques et humaines. Dans des proportions incomparables, le marché de la B.I. décolle et gagne toutes les entreprises, tandis que celui du géomarketing stagne...

dimanche 27 juillet 2014

La carte du dimanche - Incidents radioactifs

Cette semaine nous avons trouvé un site qui recense les localisations des tous les incidents radioactifs depuis la découverte de l'atome : http://www.johnstonsarchive.net/nuclear/radevents/radaccidents.html

En liste, comme ça, ce n'est pas très facile à comprendre, il fallait donc... une carte ! Alors un rapide géocodage Google Maps tuné par mes soins, et Hop ! Dans woosmap.com !
Cette base de données est très riche, je vous laisse consulter les localisations. La nomenclature des codes de la base de données est attachée à la description de la carte.


dimanche 6 juillet 2014

La carte du dimanche - Ti' Velib'

Ca y est ! le Tour 2014, 101e édition est parti ce week-end. Pendant 3 semaines, le vélo va être à l'honneur (vu que côté foot cela va être plus compliqué...) et va générer de l'envie après des plus petits. Mais posséder un vélo en ville, c'est compliqué... Depuis la mi-juin, Velib' a sorti P'tit Velib', un service dédié aux plus jeunes pratiquants de la bicyclette. 300 vélos adaptés à la morphologie de nos jeunes bambins sont disponibles à différents endroits dans et autour de la capitale.



Où trouver les P'tit Velib' ? C'est là qu'intervient Astride, ma femme. "Je vais faire ma première carte sur woosmap!". Okay, pas de soucis : une pincée de Google Earth, quelques copier-coller, une création de carte dans woosmap, et Hop (en 10mn) Voila le résultat !


Pour compléter, voici une carte bien pratique, rafraichie toutes les 15mn, qui localise les stations Velib et donne leur disponibilité.



Et une carte des voies cyclables dans Paris pour planifier votre prochaine sortie ou visite de la capitale sans apporter vos vélos.